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20/09/2016

Top 5 des blessures - Part I

Les blessures du coureur. Comment les soigner?

Avec l’été, l’envie de s’entrainer davantage est grande. Mais c’est aussi sans compter sur le fait que l’augmentation du volume peut provoquer des douleurs voir des blessures liées à la pratique intensive ou non adaptée.

Dans cet article (part I), je vous parle des blessures liées à la pratique de la course à pied, leurs symptômes, les raisons pour lesquelles le coureur se trouve confronté à l’arrêt de sa pratique sportive et comment y remédier.

Mais avant toute chose, rappelons à quel point la pratique du sport et en particulier celle du jogging a des effets positifs sur notre corps :

-          Amélioration générale de la santé

-          Développement des capacités cardio-respiratoires

-          Maintien et développement de la condition physique : pour rappel, la course à pied est à la base de la plupart des sports si bien que les sportifs débutent leur préparation en début de saison par quelques séances de running (football, mini-foot, basket, etc…)

-          Meilleure endurance qui induit une diminution de la fatigue

-          Meilleure gestion, voir diminution du stress

-          Amélioration du sommeil, de l’immunité, de la concentration

-          Harmonisation de la silhouette et par conséquent, il y aura des effets positifs sur le poids

-          …

-          Vos propres bonnes raisons J

 

Cependant, la course à pied fait partie de ces sports que l’on appelle « traumatisants », contrairement aux sports « portés » ou « doux » comme le sont le vélo ou encore la natation.

Lorsque vous courez, vos articulations supportent 5 à 8 x le poids de votre corps, soit pas moins de 800 contacts sol/km.

Un rapide calcul laisse penser qu’il est important de veiller à une technique de course appropriée, des chaussures adaptés et une programmation sagement dosée afin d’éviter les blessures.

Est-il néanmoins possible d’éviter ces blessures ?  Pas si sûr… En effet, bien d’autres facteurs interviennent et il est parfois difficile de les contrôler sur le long terme :

-          Alimentation

-          Hydratation

-          Sommeil

-          Stress divers (professionnel, familial, sociétal, …)

-          Voyages à répétition

-          Position liée au travail : station assise ou debout prolongée

-          Choix du terrain d’entrainement

-          Surpoids

-          …

Quelles sont ces blessures, comment les reconnaitre, les éviter et …les soigner ?

Les deux guest stars de la semaine !

 

Le syndrôme de l’essuie-glace ou tendinite du tenseur du fascia lata

Encore surnommé TFL, le tendon impliqué dans cette pathologie s’étend du haut du fémur jusqu’au haut du tibia.

Lors de la course, il se déplace d’avant en arrière à la manière d’un essuie-glace d’où le surnom qui lui est incriminé. Le tenseur du fascia lata est un tendon plat de la forme d’une bandelette.

Les causes de l’essuie-glace

Kilométrage trop important
Course sur terrain peu stable ou bombé
Entraînement en côte et en descente
Chaussures trop usées

Les symptômes

  • Douleur aigüe qui se manifeste au niveau externe du genou. Elle apparait généralement après quelques kilomètres et peut continuer à se faire sentir après l’entrainement
  • Sans repos ou soin, la  douleur se manifestera de plus en plus tôt durant l’entrainement et pourra aller jusqu’à un arrêt total de l’activité

Le traitement

Le syndrôme de l’essuie-glace est une blessure « banale » et très fréquente chez les coureurs. Néanmoins, elle n’en reste pas moins tenace et mérite toute votre attention grâce à :

  • Repos sportif ou uniquement des activités portées pour vasculariser le tendon
  • Glace
  • Des séances de kinésithérapie + un check ostéo
  • Etirements du fascia lata

La  reprise du jogging se fera très progressivement afin de ne pas mettre de contraintes mécaniques trop importantes. L’étirement du tendon sera également conseillé.

 

 

Tendinite d’Achille

Le tendon d’Achille est un tendon très robuste situé au niveau du mollet (NB :le tendon est la corde qui termine le corps du muscle et qui lui permet de s’insérer sur les os) . Il trouve son insertion au niveau du pied  et doit ainsi subir les contraintes mécaniques liées à la poussée lors de l’impulsion. Ceci lui confère des qualités d’étirement assez incroyables.

En regard de ce qui a été écrit ci-dessus, le tendon d’Achille  doit supporter  la puissance de son muscle lors de la poussée de la jambe arrière et doit transférer sur la cheville une partie de la puissance du quadriceps le pied une fois en appui au sol.

Les causes

  • Le surentrainement et les contraintes mécaniques qui en découlent
  • Inégalité de longueur des jambes  => déséquilibre du bassin et prise d’appui + tension différentes dans le muscle
  • Surpoids
  • Chaussures non adaptées
  •  

Les symptômes

Selon le degré de la tendinite 

1.Douleur qui survient après la course et disparaît rapidement au repos.

2.Douleur qui apparaît au début et en fin de course

3.Douleur permanente à l’effort mais aussi durant vos activités de la vie quotidienne

4.Rupture du tendon.

 

Traitement

  • Arrêt de la pratique du running et transfert vers un sport porté (vascularisation)
  • Kinésithérapie + check ostéo
  • Hydratation +++
  • Glace
  • Alimentation : éviter les aliments acides
  • Etirements

 

La semaine prochaine, je parlerai de l’aponévrosite plantaire, de la fracture de fatigue du tibia et de la périostite tibiale

 

Enjoy your Run !